21.09.2007
Le Coq et le poulet
Quelle est la seule ligne de démarcation entre les Hommes ? …entre un Coq et un poulet ?
Un petit Haïku inspiré de « la libellule et le haricot» d’un grand peintre et poète Japonais…Okusaï… Un de ses disciples de sa cour lui soumet un Haïku
« Une libellule, ôtez-lui les ailes, c’est un haricot »…
Okusaï rectifie après méditation... « Un haricot, mettez-lui des ailes, c’est une libellule »…
D’un mot, Okusaï avait retourné la situation… Il y a ceux qui sont tout le temps crispés, malades du soupçon, acariâtres… ceux qui enlèvent les ailes, cassent, expulsent, réduisent, défendent, interdisent...bref font sentir toute la pesanteur du monde, le poids du l’haricot et puis les autres…
Ceux qui essayent de nous libérer des espaces, intervalles, ballons propres…ceux qui ailent la chair et l’âme pour s’élever un peu, le temps d’un match de Rugby, le temps d’un clin d’œil !
Alors ce soir, on espère tous qu’ils vont prendre le match par le bon bout, enfilez leurs ailes et choisir entre le poulet et le Coq !
« Un poulet rôti, Ajoutez-lui des ailes, C’est un Coq en Or! »
PS1 : J’ai un grand Oncle de folie, Père Bernard Bro que j’adore et qui écrit des Paraboles extraordinaires pour son patron…Dieu PS2 Je me suis largement inspiré d'une de ces paraboles...Mille et un merci affectueux ! PS3 Cocoricooo
10:35 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : France, Irlande, poème
19.06.2007
Agenda
Mardi : En attendant la Choule, les Blacks égrennent les secondes avant le coup d'envoi de la Coupe du Monde...
Samedi : Victoire étriquée des féroces Bokes sur l'Australie, victoire de caraques si l'on tient compte que l'essai des Springboks, un de plus, est entaché d'un en-avant de passe !
Jeudi : Caveman sort de son caveau de Twickenham et court. Le Petit Prince est mort. Vive le Petit Prince.
Vendredi : Elvis est mort. Réincarnation imminente.
Lundi : Cherche site internet pour regarder les matchs du Tri-Nations en direct.
Dimanche : 153 visiteurs, 572 pages lues. Enorme !
10:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, ballon
24.05.2007
Sortie de vestiaires
La Choule auréolé de son sacre n'a pas chomé pendant la mi-temps, je reviens plus mystique que jamais...
La mort désigne la fin absolue de quelquechose de positif... d'un être humain, d'un ballon, d'une époque... une tempête, la connerie, la douleur ne meurt pas comme un bel après-midi à contempler des tigres se faire tourner en bourrique par des abeilles et un toro des Landes...
Le Faucheur constitue une césure dans la suite tarotiques entre les 12 petits mystères et les 12 grands. Le sol est noir comme le bitume de la D135, le maillot rouge et blanc, couleurs de feu et de sang... Je roulais inconscient de la fragilité de nos liens avec la terre, mon ballon de Serge, mes blogopotes et surtout mon entraineuse, mes deux fabuleux petits Rugbymens...
On l'apprend chez les minimes et puis on oublie... on regarde Serge et puis on oublie... Pour découper, désosser, désintégrer, scarifier la chair, il faut par un geste d'une force négative, régressive voire repoussive qui va libérer les forces ascensionnelles de l'esprit pendant qu'Eurymonos te dépèce le coude façon Pelous...
Dans mon orange T-shirt au couleur de feu Narbonne, sur ma MZ 125TS, vestige d'une utopie
disparue, un papé de 84 ans, sourd comme un pot, aveugles comme toutes les créatures underground m'a arraisonné en rase-campagne. Refus de priorité. Hors-jeu manifeste au delà de sa ligne. J'eusse été bestial ou matérialiste, c'était la Descente aux Enfers, passe croisée avec Dante, redoublée avec Virgile. Si au contraire, le rugby-motard vit au niveau Spirituel, c'est les champs de Lumière comme le Stade de France un 17 Septembre 2007... J'y étais avec des bleus partout... du mollet à l'épaule...
Les consignes du Coach sont simples : "Carpe Diem" "Bonifie tous les instants tant que tu as le ballon", "Peace and Love", "Allez les petits!" (tiens...John et Roger n'étaient pas loin)....triiit ....A la bière !
PS1 : T'as compris le coup du doigt droit ? PS2 suis gaucher... PS3 La Vita e Bella PS4 Alleluia !
14:30 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, vie, rugby, mz
04.04.2007
En quête de la Première Marche
J’ai dans mes cauchemars la certitude que certains escaliers montent tandis que d’autres descendent. La Lumière est en haut comme dans les phares...
Cascades de marches, d’embûches, d’étages à engloutir, encaisser…J’ai la certitude que ceux qui montent, ignorent tout de ceux qui descendent avec eux et vices versa. Tous dans cette cage de fous à tourner après sa propre fin plus ou moins proche, plus ou moins avouable…plutôt moins ceci dit en passant. Derrière tant de couleurs pétardes, ils étaient ternes, griseux, sinistres forcément…des ombres qui suivaient des couleurs flamboyantes dans cette roue couchée, ce pays de marches propices au commerce du temps. L’impression étrange de suivre toujours l’un ou l’autre ou d’être parfois cet escalier que les autres empruntent pour descendre ou monter à votre portée avant de continuer plus haut ou plus bas leurs voyages. L’idée furtive que l’escalier possède deux fins, au plus me freine dans le sens de la progression, au pire, me fait regretter amèrement le destin qui me pousse dans le sens opposé de mes désirs. Seul, je me demande parfois, qui a créé ses marches qui montent ou descendent bien régulièrement afin de nous inviter à continuer cette course sans sauter par dessus la rampe. Se reposer de temps à autre à un étage où l’on croise d’autres compétiteurs, un instant à mon niveau, avant de s’éloigner plus haut ou plus bas. Certitude d’avoir oublié une chose avant et que l’on regrettera après. Silence violé par les pas rythmés des guerriers solitaires, soupirs étouffés, regards voyeurs autant qu’exhibitionnistes sur leurs blessures. Impossibilité de choisir entre ces deux extrêmes, entre le haut et le bas, la foule et mon pas. Renoncer péniblement à l’un des deux. Attraits contraires, écartèlement de la lumière dans cette cage. Jeux des couleurs, des boiseries du Brennus patinées par le temps et ces mains qui se
touchent à travers la chaleur de cette rampe qui les mènent vers le haut, vers le bas. La vie à l’envers, tous les vices à fleur de peaux. Bordel de marches, d’étages, de mains, de chaussures, de crampons, de regards, de lumières. Marches que j’avale deux par deux, avant de cadencer mon effort, de réduire mon allure tout à fait, juste avant la fin, dernier échauffement avant de se vider dans un corps froid et silencieux…pas du tout ce que l’on croit…un vrai cauchemar, je vous le disais.
PS1 : T'en dis quoi La Choule ? PS2 : Tous à la douche ! PS3 : Demain, les vestiaires PS4 : Même pas chez les All Blacks.
13:21 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, art, rugby, Brennus
C'est bizarre
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Les notres. La ligne. Les autres... Echanges de regards. Tigres, ours, furet. Mauvais oeil... Bouche fermée d'Australopithèque. Gregan, Campese, Larkham... Prendre la pose. Bras en croix... Prêt à bondir. Duel à venir. Suivre son vis à vis comme un mauvais présage... Derrière l'eau. Dessous la terre. Devant le feu... par flaques, par mottes, par contacts... Ne pas tomber seul... Tenir pour les miens ce morceau de ligne imaginaire... Courses, raffuts,impacts...
"C'est bizarre ce besoin chez les marins de faire des phrases"
Monsieur Fernand dans les Tontons Flingueurs
09:55 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ligne, poème
22.03.2007
L'Oeuf d'Ellis
"L'Oeuf"...ça je vous avais prévenu, demandé un thème, un joueur, une phase...nada ! Donc je demande à ma belle...et nous voila avec un "Oeuf" sur les bras...tsss... alors que je suis claqué...Kemana et la bobinette chera ? Ouvre-toi, Kemana ? Kemana, tu es mon ami, je te demande de me laisser entrer !!!
L'Oeuf d'après Au coeur de la nuit.(Telephone)...
Un Oeuf en cuir de Wallaby, armé d'une cuillère à café, course contre la montre, sous l'oeil fondant de Saturne, tout au fond d'un casier, désirs de soleil dans un palais d'argent, tapoter encore les plis de cette vie avant de la plonger dans ce filet. Je marche seul dans la rue de l'Aspic, tortueuse et sinueuse vers l'Arène. Ma Reine. Mais la rue ne peut pas comprendre. Un Oeuf en cuir de Wallaby, armés d'une cuillère à café, XV guerriers à plaquer l'ombre de nos ombres. Seuls. Sueurs. Solidaires. Ouverture de la chasse dans 14 515 200 secondes. Un Oeuf. Dormir, Rêver, Jouer, Partager...
00:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, ballon
26.02.2007
Monologue d'un Ballon
Silences de plomb, de fibres ou de coton dans un casier, un sac ou un filet. Abandon. Cliquetis de clefs, de crampons, de robinets. Retrouvailles. Bouffées d’airs, d’herbes, de terres, d’eau. Aération. Jeux de mains, d’aisselles, de pieds, de tripes. Amour. Sueurs, larmes, sang. Intimité. Coup de sifflet, cliquetis, abandon, silences. Soupirs.
12:05 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, ballon
Aubade Ovale
C'est l'hiver, viens t-en jouer le Tournoi, Te battre au pré joli, les poules dans le stade caquètent, ta face de cuir fait de jolis plis, phases de concassage, de conquêtes, Mars se dispute avec Zeus, l'Amour, la Vie, la terre d'Ovalie, à grands coups de pompes, de tronches, de doigts, ils courent, ils courent les furets, les pumas, les gorets, les lions et toute la création, devant des yeux emplis d'émotions, ils s'empoignent à qui mieux mieux, mélée destructurée, une touche figurative, une envolée lyrique, les grenouilles mouillées chantent, le trèfle rustique pousse, des Argonautes noirs dansent une légende perdue, des chataignes dans un plat de verte prairie.
Texte Inspiré d'un poème d'Appolinare, Aubade à je sais plus pour l'instant...voir les commentaires de The CHoule qui m'a démasqué...J'en reviens toujours pas...respect à La Choule ! Désolé Guillaume
08:45 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, art, rugby, Appolinaire
18.02.2007
Rickie Mc La Fontaine
Maitre Kiwi sur les perches juché,
tenait en son bec, la Coupe promise.
Maitre Coq par le raffut des médias attiré,
lui teint à peu près ces bétises,
"Et Bonjour Mr le Colosse,
Que vous êtes gaillard ! Que vous me semblez véloce !
Sans mentir, si votre palme et vos courses ,
se rapportent à votre haka et vos bourses,
Vous êtes le futur laureat de la Coupe pour toutes les gens"
A ces mots, Maitre Kiwi ôte son protège-dents;
et pour montrer son âme de Maori,
entonne un chant et laisse tomber le Trophée,
Le Coq s'en saisit et dit "Mon bon Rickie,
Apprenez que tout flatté,
est en grand danger,
Cette leçon vaut bien une Coupe"
Le Kiwi scarifié et hagard,
essaya mais un peu tard,
un cadrage-débord, un tampon-découpe,
Le Coq brandit sur tous les clochers,
Le plus fameux des trophées !
22:30 Publié dans Poèmes ou Mots en pieds | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poème, fable, La Fontaine, All Blacks, France, worldcup, Coupe du Monde


